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avril 28th, 2007 by Yassine
Je ne marche pas. Je ne fais que rouler la terre sur elle même. C’est elle qui bouge, et moi je reste à ma place. Je regarde défiler des arbres, des gens. Certains passent et ne se retournent pas. Ils croient que je marche comme eux. D’autres se retournent, souriants. Comme s’ils avaient deviné… Mais aucun d’entre eux ne revient. Est-ce moi qui ne repassent pas par les mêmes chemins. Ou bien suis-je trop bien enrobé ?
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avril 22nd, 2007 by Yassine

Bien le bonsoir ! En attendant de poster le premier volet de “Il était une fois le Maroc”. Voici un petit quelque chose… Je viens de finir “A quoi rêvent les loups” de Yasmina Khadra, écrivain algérien que je découvre pour la première fois et qui m’a beaucoup séduit. Enfin bon, là n’est pas le sujet. J’ai noté 2 petits passages qui m’ont particulièrement plu, et que je désire partager avec vous…
De son côté, Abou Mariem profita de l’affliction générale pour en finir avec Sid Ali le poète que les imams n’avaient de cesse de diaboliser et dont l’émir en personne exigeait la tête. On l’attaqua chez lui, très tôt le matin. Le poète attendait ses bourreaux. Mis au courant de leurs desseins, il avait refusé de s’enfuir. Il avait juste envoyé sa compagne quelque part pour affronter seul son destin.
Avant de mourir, Sid Ali avait demandé à être immolé par le feu.
- Pourquoi ? s’était enquis Abou Mariem.
- Pour mettre un peu de lumière dans votre nuit.
Une fois dans un pré, Sid Ali le poète avait attrapé une mante religieuse. C’était par une belle journée de printemps. Il y avait des fleurs partout. Sid Ali m’a montré l’insecte et m’a demandé si j’étais au courant qu’à l’origine la mante était une feuille. J’ai dit que je l’ignorais. Alors Sid Ali m’a raconté l’histoire d’une feuille rebelle et arrogante qui digérait mal le fait de se faire larguer par sa branche simplement parce que l’automne arrivait. Elle s’estimait trop importante pour moisir parmi les feuilles mortes que le vent humiliait en les traînant dans la boue. Elle jeta sa gourme et se promit de ne compter que sur elle-même, comme une grande. Elle voulait survivre aux saisons. Et la nature, séduite par son zèle et sa combativité, la transforma en insecte rien que pour voir où elle voulait en venir. Ainsi naquit la mante religieuse, farouche et taciturne, plus ambitieuse que jamais. Le miracle lui monta à la tête. Elle se mit à narguer sa branche, à la fouler aux pieds. Elle devint cruelle, prédatrice et souveraine, et son impunité ne tarda pas à l’aveugler au point que, pour prouver on ne sait quoi, elle s’est mise à dévorer tout sur ton passage, y compris ceux qui l’aiment.
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avril 18th, 2007 by Yassine

Je trouve qu’en tant que marocains, nous ne nous intéressons pas assez à l’histoire de notre pays. Est-ce par désintéressement, par pudeur vis-à-vis d’un passé douloureux, ou simplement par paresse… Je ne sais pas. Mais il est quand même dommage d’entendre la jeunesse d’un pays se plaindre du cours d’histoire, de les savoir ignorants d’une histoire millénaire, de laisser à l’intention de quelques spécialistes l’exclusivité d’un tel patrimoine…
Ce n’est pas simplement le désir de ressortir certains faits historiques, non, ça serait trop simple. L’entreprise dépasse en conscience cet objectif : Nous tenterons de répondre aux questions suivantes : Qui sommes-nous en fin de compte ? Pourquoi de telles dérives aujourd’hui ? Quel est ce Maroc dans lequel nous vivons, mais dont finalement nous savons que peu de choses ?…
Je tiens quand même à préciser que je n’ai pas la prétention de me faire historien, que seul l’amour de l’histoire, combiné à celui de mon pays m’inspire de telles réflexions qui ne sont que celles d’un lycéen casablancais. Je vous demanderai de me corriger si je me trompe, ou si je m’égare de l’objectivité requise… Bien entendu toute aide sera la bienvenue, il suffira de donner votre avis en commentant ce billet…
Puissiez-vous accueillir avec intérêt ma proposition.