L’Arbre c’est moi (XXI)

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Ma main tremble encore.

juillet 24th, 2007 by Yassine

Ma main tremble encore. Elle tremble de ne pas avoir agit à point, réagit à vif… Je ressens une douleur vive au niveau de l’articulation du coude. C’est tout mon bras maintenant… Douleur psychosomatique, douleur de l’esprit qui vient se mêler à celle du corps. Je n’ai pas eu de coup, heureusement, mais j’accuse le coup. De plein fouet, précis, calculé, répété un millier de fois. J’ai mal, et je vide mon sac en espérant que ça aille mieux… Je suis triste, pas de tristesse paresseuse, mais de tristesse rageuse. Celle qu’on ressent dans la frustration, la frustration de ne pas revenir en arrière, de ne pas corriger le tir, de ne pas avoir été « tête en l’air »… Cette phrase là j’aurai pu la dire pour des choses plus graves, mais le choc a été terrible, et il l’est encore au moment où j’écris.
Je n’ai pas arrêté de faire le pitre ce soir, pour oublier, pour oublier. A chaque silence, à chaque pensée, je revis la scène. Je la revis, et je suis terriblement frustré de ne pas l’avoir vu venir.
J’étais assis sur un banc public, boulevard d’Anfa. Naïf, dans mes pensées, en train de pianoter sur mon téléphone, le plus tranquillement, et le plus sereinement du monde. Une seconde, non rien, un millième. Un enculé de salopard de merde de voleur passe devant moi m’arrache le téléphone des mains et court vers son acolyte. Je cours aussi, je combats à ma façon… Je poursuis mon téléphone qui roule désormais sur moto… Imaginez la suite.
A considérer la chose comme telle, petit gadget de perdu. Rien de grave… Mais prenons la chose d’un point de vue symbolique (position qui prévaut largement, pour moi) : Il renvoi à tout moment de plaisir partagé avec mes pairs et amis, à toutes les heures de gaité vécues. Mon téléphone c’est moi. Je vais vous dire quelque chose, je me sens violé. Violé dans mon intimité, c’est mes souvenirs qu’on vient de dépuceler, d’enculer. Par ricochet, c’est moi qui ai été mis à nu, dans la rue, seule risée de tout le monde… Déshabillé, désemparé de cet objet « fétiche »… J’ai froid dans cette nudité. J’ai des frissons de savoir que quelqu’un me l’a fait. Sans ménagement aucun, il l’a fait pour le faire. J’étais le pigeon, le dindon de la farce qu’on vient réconforter quand il ne reste plus que les os. Ah ! Oui, j’oubliais les passants, ravi du spectacle quotidien de la « bouffe du pigeon », les bonnes femmes donneuses de leçon, mais réconfortantes à souhait, « cela arrive à weldi… ». Cela arrive, maintenant à moi de jouer de cette capacité d’oubli que je loue tant, du deuil.

Je fais mon deuil par cet écrit, j’essaye du moins.

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Blanc visage dans noire nuit

octobre 24th, 2006 by Yassine

Au début, ce n’était qu’un jeu. On est nés riches. Est-ce blâmable ? Une belle accélération. Une pente

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A trente ans, je mourrai…

octobre 13th, 2006 by Yassine

Et sais-tu toi qui me précipite dans ce gouffre amer pourquoi m’en irais-je plus tôt que je l’avais espéré ?

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