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juin 1st, 2007 by Yassine
Un coup de coeur d’avant dormir, je m’en vais vous offrir… En espérant que votre palais appréciera !
Amis, la morale en chanson
Me fatigue et m’ennuie ;
Doit-on invoquer la raison
Quand on sert la Folie ?
D’ailleurs tous les refrains sont bons
Lorsqu’on trinque avec des lurons :
Épicure l’atteste.
N’allons pas chercher Apollon ;
Quand Bacchus est notre échanson ;
Rions ! buvons !
Et moquons-nous du reste.
Hippocrate à tout bon buveur
Promettait la centaine.
Qu’importe, après tout, par malheur,
Si la jambe incertaine
Ne peut plus poursuivre un tendron,
Pourvu qu’à vider un flacon
La main soit toujours leste ?
Si toujours, en vrais biberons,
Jusqu’à soixante ans nous trinquons,
Rions ! buvons !
Et moquons-nous du reste.
Veut-on savoir d’où nous venons,
La chose est très facile ;
Mais, pour savoir où nous irons,
Il faudrait être habile.
Sans nous inquiéter, enfin,
Usons, ma foi, jusqu’à la fin
De la bonté céleste !
Il est certain que nous mourrons ;
Mais il est sûr que nous vivons :
Rions ! buvons !
Et moquons-nous du reste.
D’après Les illusions perdues, du grand homme de province à paris : Honoré de Balzac.
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avril 28th, 2007 by Yassine
Je ne marche pas. Je ne fais que rouler la terre sur elle même. C’est elle qui bouge, et moi je reste à ma place. Je regarde défiler des arbres, des gens. Certains passent et ne se retournent pas. Ils croient que je marche comme eux. D’autres se retournent, souriants. Comme s’ils avaient deviné… Mais aucun d’entre eux ne revient. Est-ce moi qui ne repassent pas par les mêmes chemins. Ou bien suis-je trop bien enrobé ?
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mars 24th, 2007 by Yassine
Quel gigantesques nuages au dessus de nous
Quel bruyant tonnere et destructeur éclair
Pourquoi nous surveille-t-il ce spectre fou
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décembre 23rd, 2006 by Yassine
Qu’ai-je à vous proposer ce soir ?
Ce billet est classé dans la catégorie Poésie, mais ce ne sont pas mes modestes vers que je m’en vais déclamer ce soir. Ce sont des vers autrement plus beaux et plus percutants. Ces vers nous viennent de Perse, pensés par l’un des plus grands esprits dont le pas ait foulé Terre. Ceux qui me connaissent ont déjà deviné, d’autres en lisant Perse pensent à lui. Il a été astronome, mathématicien, philosophe; tout simplement humaniste… Je ne sais pourquoi j’utilise un passé dans cette phrase, Omar est immortel et un présent “universel” conviendrait mieux, je le pense…
Ce qui suit est un aperçu quelques robaïyyat (quatrains) que j’ai retrouvé par hasard dans l’un de mes cahiers; recopiés il y a plus de deux ans, redécouverts tout à l’heure… Très chers lecteurs, faites moi l’honneur de les partager avec moi…
Ô coeur, puisque le destin te tourmente
Et puisque l’âme sincère doit te quitter, ô corps,
Dans l’herbe, assieds-toi et fais la fête quelques jours
Avant que l’herbe ne pousse sur ta tombe pour toujours
Bien des gens, après nous, du Monde auront leur part;
De nous nulle part de souvenir plus tard ;
Rien ne manquait sur terre avant notre arrivée ;
Tout restera de même après notre départ.
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décembre 2nd, 2006 by Yassine
Derrière moi, le précipice du plaisir, le ravin
Devant moi ? Des monts magnifiques,
Dômes du temple de Dieu
Je vol, et appelle ma monture, vin !
Traverse, contrées sauvages à peuples pacifiques
Gardiens des plaisirs du temple de Dieu.
On me demande tous les jours, chaque matin
Etes vous ce Chevalier, aux visées idylliques
Je ne suis que le jouisseur des douceurs de Dieu
Et puis Connaissez vous d’autres Chevaliers,
Qui Aient terrassés leurs démons ?
Moi si !
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novembre 11th, 2006 by Yassine
Noire substance des généreux fourneaux
Que délicatement je m’en vais fumer
Humer gallamment avec déférence
Comme l’on ferait avec le spectre
De son aïeul des plus estimables
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